Je me trouvais en Thaïlande, il y a un mois, pendant mon voyage au Nord de l’état, quand j’ai eu la possibilité de pouvoir visiter le village de Mae Hong Son, juste à coté du Triangle d’Or, à la limite avec le Myanmar (ex Birmanie) et le Laos, où le group de minorité ethnique des femmes Kayan habite aujourd’hui.

Un mese fa mi trovavo in Thailandia, per un viaggio, e ho avuto l’occasione di visitare il villaggio di Mae Hong Son, nelle vicinanze del Triangolo d’oro, al confine con il Myanmar e il Laos, dove vive il gruppo etnico minoritario delle donne del Kayan.

Ces femmes qui font partie du group ethnique du Padaung, sont originaires de l’état du Kayah, la portion centre-orientale de la Birmanie; leur nom dans la langue Shan signifie «celles qui portent les spirales en laiton», et elles sont notamment connues avec l’épithète de «femmes girafe» en raison de leur cou déformé par le poids des anneaux qu’elles commencent à porter des l’âge de 6 ans environ. À chaque année un anneau est ajouté à la spirale, jusqu’à arriver à un poids totale maximum d’environ 20,5 Kg; le résultat est donc l’illusion d’un cou long comme celui d’une girafe. Au contraire de ce qui la majorité pense ce n’est pas le cou à devenir plus long, mais c’est la clavicule, avec partie des cotes supérieures, qui en conséquence de la pression exercée par la spirale, sont poussées en bas et, après beaucoup d’années semblent faire partie du cou même, tant que celui apparaît plus allongé.

Queste donne, che fanno parte del gruppo etnico del Padaung, sono originarie dello stato del Kajah, la porzione centro-orientale della Birmania; il loro nome, nella lingua Shan, significa “coloro che indossano le spirali di ottone”, ma queste donne sono comunemente conosciute con l’appellativo di “donne-giraffa”, a causa del loro collo deformato dal peso degli anelli che iniziano a portare all’età di sei anni. Ogni anno un nuovo cerchio si aggiunge alla fila, fino ad accumulare un peso totale di circa venti chili e mezzo; il risultato, dunque, è l’illusione di un collo lungo come quello di una giraffa. Al contrario di quello che la maggior parte delle persone pensa, non è il collo ad allungarsi ma la clavicola con una parte delle costole superiori, che, in seguito alla pressione esercitata dalla fila di anelli, sembrano essere parte del collo stesso.

Différents sont les motivations qui ont pousse cette fascinante ethnie a continuer cette tradition: quelqu’un pense que les femmes Kayan font ça pour se protéger par le morsures de tigres au cou, autres encore disent que c’est pour être moins attrayant aux yeux des hommes et pour rester donc plus pures, mais les contes populaires disent que seulement les filles nées le mercredi de pleine lune, qui sont destinées donc a être des princesses, pour se protéger des attaques des esprit malignes qui sont jaloux d’elles, doivent se couvrir entièrement le cou avec du laiton.

Sono numerosi e diversi i motivi che hanno spinto questa etnia affascinante a continuare la tradizione: qualcuno pensa che le donne Kajan si proteggano, tramite questi anelli, dai morsi delle tigri; altre persone affermano che è un metodo per risultare meno attraenti agli occhi degli uomini, e dunque per conservare la loro purezza; ma le voci popolari affermano che solo le bambine nate nel mercoledì di luna piena, destinate a essere delle principesse e dunque ad attirare su di loro gli attacchi degli spiriti maligni, devono coprirsi interamente il collo con l’ottone.

Contrairement a ce que l’on pourrait penser, j’ai pas intérêt de parler des anneaux de laiton, pour beaucoup des personne considérées une supplice et une souffrance à lesquelles les femmes sont soumises (en fait ce sont les petites filles, contentes de ça, qui demandent a l’âge de 6 ans de pouvoir porter la spirales, car elles considèrent ça canon de beauté néanmoins que une tradition importante) mais je voudrais plutôt dénoncer la condition d’exploitation et violation de droits fondamentaux à laquelle elles sont soumises sournoisement.

Contrariamente a quello che si potrebbe pensare, non ho interesse a parlare degli anelli di ottone al collo delle donne-giraffa, considerati un supplizio, una sottomissione imposta (proprio loro stesse, all’età di sei anni, chiedono di poter indossare la spirale d’ottone per rientrare in un canone di bellezza e in una tradizione ragguardevole), ma vorrei piuttosto denunciare la condizione di sfruttamento e di violazione dei diritti fondamentali alla quale le donne-giraffa si sottomettono con disinvoltura.

En fait, dans les années ’90, dans le contexte de la guerre civile en Birmanie, l’ethnie Kayan a été oblige à abandonner sa terre d’origine, pour échapper à la persécution de l’armée nationale, qui la poursuivait, afin de briser toute alliances des tribus avec les mouvements de la guérilla en la réduisant à l’esclavage.

Negli anni Novanta, nel contesto della guerra civile in Birmania, l’etnia Kayan è stata obbligata ad abbandonare la sua terra d’origine per scappare dalla persecuzione dell’armata nazionale. che perseguitava l’etnia al fine di rompere ogni tipo di alleanza delle tribù con i movimenti della guerriglia, riducendola alla schiavitù.

Le territoire qui représentait pour eux une espérance était la Thaïlande, ou elles se sont réfugiées, dans l’espoir de trouver la paix et la tranquillité. Le gouvernement Thaïlandaise a donc accueilli les Kayan (qui étaient un peu plus que 500 personnes), sauf que les femmes girafe ont attiré toute suite l’attention des dirigeants de l’état, qui voient la possibilité de faire d’eux une attraction touristique.

Il territorio che per loro rappresentava una speranza era proprio la Thailandia, dove si sono rifugiate nell’augurio di trovare pace e tranquillità. Il governo thailandese ha accolto infatti queste donne (poco più di cinquecento), ma questo è stato attirato immediatamente dalle donne-giraffa, poiché ha visto in loro la possibilità di un’attrazione turistica.

Une fois donné le statu d’asile politique, les femmes Kayan sont littéralement fermés dans leur village, ou les touristes peuvent y aller, en payant une somme d’argent de 250 bath, qui va directement au gouvernement Thaïlandaise. Elles vivent dans l’impossibilité de sortir, de s’intégrer dans la société, de travailler, de parler avec les gents au dehors du village, d’assister à des courses de formation, de s’émanciper et conduire leur propre vie en indépendance, dans une prison en plain air, sous les yeux de tous les touristes inconscientes de ce qui passe vraiment.

Una volta ottenuto lo stato di rifugiate politiche, le donne Kayan sono letteralmente rinchiuse nel loro villaggio, visitabile dai turisti: l’incasso del biglietto è un finanziamento al governo thailandese. Queste donne vivono nell’impossibilità di uscire, di integrarsi nella società, di lavorare, di parlare con persone esterne al villaggio, di ricevere istruzione, di essere indipendenti: vivono in una vera e propria prigione a cielo aperto, sotto agli occhi dei turisti che passeggiano nel loro villaggio, incoscienti della reale situazione.

Elles sont donc gardées, comme à la condition de bêtes et monstres de foire, dans un «zoo humain»: elles sont des femmes forcées à se faire photographer en souriant sous le regard des touristes qui y affluent avec leurs appareils photos. Pour un touriste c’est en fait une aventure de monter sur une jeep, traverser la forêt pour les voire à la recherche de l’exotique, mais la réalité pour elles est toute une autre. On est dans une cas de prostitution touristique, qui concerne ces femmes qui sont obligées à jouer cette mise en scène théâtrale en faisant comme si tout était normale dans leur village; le ticket d’entrée est le cout qui contrains un jeune à jouer la guitare, une mère à poser avec son enfant, une vieille femme à tisser des toiles à vendre aux touristes.

Le donne-giraffa sono considerate al pari degli animali in uno “zoo umano”. Sono tutte donne costrette a farsi immortalare con pose sorridenti, sotto allo sguardo dei turisti che visitano il villaggio per fotografarle. Per un turista è avventuroso montare su una jeep e attraversare la foresta alla ricerca dell’esotico. La realtà, per loro, è ben diversa. Si tratta di un caso di prostituzione turistica riguardante le donne coinvolte in questa messa in scena teatrale, che fingono la normalità; il biglietto d’ingresso è il prezzo che si paga per vedere una giovane che suona la chitarra, una madre con il suo bambino, un’anziana signora che tesse tele da vendere ai turisti.

Apres l’obtention du statu d’asile politique, la petit tribu des femmes Kayan est tombé dans la piège de l’attribution du statu de «Chao Khao» , soit à dire «tribus de montagnes». Suite à l’obtention donc des différents privilèges, comme l’assistance médicale, une série des devoirs et obligations est donné: les membres des minorités ethniques des montagnes, en fait, ont pas le droit de se déplacer librement en Thaïlande, néanmoins de s’éloigner de son propre district d’appartenance et, dans le cas particulier des Kayan. Si les gens pouvaient voir les femmes girafe marcher dans la rue de la ville, ils ne seront pas disponibles à payer pour les voir dans leur village. En plus a tout ça on ajoute l’explicite renonciation de toute demande de rapatriement volontaire en Birmanie ainsi que l’annulation de tout programme d’accueil pour les refugies dans les pays étrangers, comme bien expliqué par l’anthropologue Italien, spécialisé dans la situation de ces femmes, Martino Nicoletti.

Dopo aver ottenuto lo stato di asilo politico, la piccola tribù delle donne Kayan ha ricevuto, con una trappola, l’attributo di “Chao Khao”, ovvero “tribù delle montagne”. In cambio di differenti “privilegi” come l’assistenza medica è stata donata a questa popolazione una serie di obblighi: i membri delle minoranze etniche delle montagne, infatti, non possono spostarsi liberamente in Thailandia, tantomeno allontanarsi dal proprio distretto di appartenenza. Se le persone avessero la possibilità di vedere le donne-giraffa vagare per le strade della città, non pagherebbero di certo per vederle rinchiuse nel villaggio. Nel caso particolare delle Kayan, si aggiunge a tutto questo l’esplicita rinuncia di rimpatrio volontario in Birmania e l’annullamento di ogni piano di accoglienza per i rifugiati nei paesi esteri, come evidenza Martino Nicoletti, antropologo italiano specializzato nelle condizioni di vita di queste donne.

Les choses ont commencé à changer lorsque en 2005 le Haut Commissaire des Nations Unies pour les refugies, a condamnané le gouvernement Thaïlandaise pour son comportement qui a privé les femmes Kayans des droits fondamentaux de l’être humain. Cette condition de captivité sournoise qui affliges la minorité des femmes girafe échappe aux yeux des plusieurs, surtout des touristes qui sans savoir prennent partie a ces jeux pervers. Platon disait que les yeux sont le miroir de l’âme, comme l’on peut voir dans les photos, derrière l’apparence des femmes magnifiques, d’un beauté rare et obsédante, les regards et leur yeux mélancoliques demandent aide.

Le cose sono parzialmente cambiate nel 2005, quando l’Alto Commissariato delle Nazioni Unite per i rifugiati ha condannato il governo thailandese per la sua condotta, che ha privato le donne Kayan di ogni diritto inalienabile e fondamentale dell’essere umano. Questa condizione di cattività cosciente che afflige la minoranza di donne-giraffa sfugge agli occhi della maggior parte degli uomini, soprattutto dei turisti che senza conoscere la verità partecipano a questo gioco perverso. Platone diceva che gli occhi sono lo specchio dell’anima. Come possiamo vedere dalle foto, dietro all’apparenza di donne meravigliose, di una bellezza rara, ci sono sguardi malinconici che chiedono aiuto.

La parte triste de ça c’est que moi aussi, en étant pas conscient de cette situation, j’ai prix partie a ce spectacle. Même si les choses ne sont pas si faciles a changer, ce qu’on pourrait faire pour commencer est donc de faire du tourisme informé, pour boycotter au moins de notre côté cette situation.

La parte triste di questa storia è che anch’io, non cosciente di questa situazione, ho preso parte allo spettacolo. Anche se le cose non sono così facili da cambiare, potremmo iniziare a praticare un turismo informato, quantomeno per boicottare questa situazione.

 

Articolo e foto di ©Riccardo Pontiggia

Traduzione a cura di Federica Santoni

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